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Les banques n’ont pas toujours une bonne image auprès des citoyens. Et les banques engrangeant des milliards d’euros sur les marchés financiers encore moins. La BCE demande aux banques de limiter l’octroi des bonus encore cette année, pour essentiellement une question d’image, face à cette crise historique, alors que le nombre de pauvres explose dans toute l’Europe.
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Si 2021 doit être l’année de reprise économique, le nombre de demandeurs d’allocations ne devrait pas décroître avant la mi-2021. Avec un million de pauvres en plus en une seule année, la France se retrouve dans le même cas de figure que nos pays voisins. Avec une telle disparité des revenus au sein de la population, la BCE, qui a renouvelé sa demande de ne pas verser de dividendes avant septembre 2021, encourage cette fois-ci les banques à ne pas avoir la main trop généreuse sur les bonus versés aux opérationnels.
Dans le sens littéral, une modération extrême, c’est une absence de bonus. Mais évidemment tout le monde sait bien que cela n’est pas possible. Ces bonus sont des rémunérations variables, le plus souvent directement à la réalisation de plus-values sur les marchés financiers. Dans certaines banques, les bonus constituent un élément essentiel de la rémunérations des traders, analystes et autres opérateurs sur les marchés financiers.
L’institution européenne, qui a également recommandé de plafonner les dividendes bancaires, vise « en particulier les preneurs de risques », ces banquiers qui engagent le bilan de la banque ou sont rémunérés plus de 500.000 euros par an, « dans la mesure où cela affecterait le montant ou la qualité du capital » des groupes. « Nous attendons de votre établissement qu’il examine la possibilité de limiter ces rémunérations variables », souligne-t-elle dans un courrier aux établissements bancaires de la zone euro. Lorsque c’est impossible, pour des raisons légales notamment, il faut différer davantage encore le paiement de ces bonus, ou en verser une plus grande part sous forme d’instruments différés ou convertibles en actions.
La BCE craint, à juste titre, une nouvelle détérioration de l’image des banques au sein de la zone euro. « L’impact sur la réputation du versement de rémunérations variables durant une crise globale ne devrait pas être sous-estimé, en particulier dans le cas d’importants versements individuels, et doit être dûment examiné compte tenu du rôle significatif joué par les institutions financières pour contrer la crise ».


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