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L’INSEE a publié le résultat de son enquête sur l’habitat en France le 11 décembre 2019. Ainsi, l’organisme national de statistiques révèle que notre pays compte 36,6 millions de logements. 82 % sont des résidences principales et 56 %, des logements individuels. Cette étude rétrospective montre également qu’en 35 ans, la part de résidences principales a légèrement diminué, tandis que celle des logements vacants s’est un peu accrue.
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La dynamique régionale du parc national de logements présente une certaine hétérogénéité puisque 16 % des résidences principales se situent dans l’unité urbaine de Paris et 21 % dans une commune rurale. Ces proportions ont légèrement diminué en 35 ans au profit des unités urbaines autres que Paris. Dans ces dernières, le nombre de logements s’est accru de 1,3 % par an en moyenne, contre 1,1 % pour l’ensemble des résidences principales.
Les résidences secondaires se situent, pour leur part, le plus souvent dans une commune rurale ou dans une petite unité urbaine de moins de 100 000 habitants. Toutefois, la part des communes rurales a diminué depuis 35 ans (39 % en 2019 contre 51 % en 1984), alors que celle des petites unités urbaines s’est accrue (de 32 % à 39 %) avec l’urbanisation. Le nombre de logements a augmenté plus vite dans ces communes (+ 1,3 % par an en moyenne, contre + 1,1 % sur l’ensemble des communes).
La majorité des logements vacants sont identifiés dans une commune rurale ou dans une petite unité urbaine (60 % en 2019), comme 35 ans auparavant. Mais la part des communes rurales s’est également réduite au profit des petites unités urbaines. Enfin, l’habitat individuel est d’autant plus fréquent que la commune est petite, et ce pour toutes les catégories de logements.
58 % des Français sont propriétaires de leur résidence principale et cette tendance est plutôt stable depuis une décennie, alors qu’elle n’avait cessé de croître depuis les années 1980 jusqu’en 2010. Parmi les propriétaires, environ un tiers sont accédants, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas fini de rembourser leur emprunt. La part des propriétaires sans charges de remboursement s’est régulièrement accrue jusqu’en 2010, en partie sous l’effet du vieillissement de la population. Elle s’établit à 38 % en 2019, contre 28 % 35 ans auparavant.
Par ailleurs, la proportion des ménages logés gratuitement a baissé et celle des ménages locataires de leur résidence principale a légèrement diminué dans les années 1980 et se maintient depuis autour de 40 %.
jcgLa part des bailleurs publics a augmenté de plus de 3 points du début des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990, puis s’est maintenue. Dans le parc locatif, les parts respectives des bailleurs publics et privés atteignent 17 % et 23 % des résidences principales en 2019.jcg
On notera enfin que le parc total des logements augmente dans les département d’outre-mer, ceci plus rapidement qu’en métropole : en moyenne, + 2,9 % par an entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, puis aux alentours de + 2,1 % par an jusqu’en 2019.
pavgcEn conclusion, il est notable que les évolutions sont très lentes. La concentration s’opère au détriment des communes rurales, mais en faveur des petites communautés urbaines, de taille intermédiaire. Il se construit 400 000 logements par an alors que le stock global est estimé à 36 millions ; soit un un taux de renouvellement ou de croissance à peine supérieur à 1%. Il est donc nécessaire de construire plus, plus vite, moins cher, avec moins de contraintes, pour libérer les énergies de ce secteur de l’économie et lui donner toute la dimension patrimoniale qu’il mérite. pavgc


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